La note de conjoncture publiée par les Notaires de France le 22 octobre 2026 fait état de 951 000 transactions de logements anciens sur douze mois à fin août, en France métropolitaine hors Mayotte. C’est une progression de 3,6 % sur un an. Le marché retrouve donc de l’activité, mais ce chiffre national ne signifie ni hausse générale des prix ni vente rapide de chaque bien.
Ce que mesure exactement le chiffre de 951 000 ventes
Il s’agit d’un volume cumulé sur douze mois, et non du nombre de ventes conclues pendant le seul mois d’août. Le périmètre porte sur les logements anciens en France métropolitaine hors Mayotte. La date d’observation et la zone comptent : comparer ce total avec une annonce locale ou un prix au mètre carré sans préciser le périmètre conduirait à une mauvaise lecture.
La hausse annuelle de 3,6 % signale davantage de transactions que sur les douze mois précédents. Elle peut refléter une demande plus active, une offre mieux ajustée ou des vendeurs ayant accepté les prix finançables. Elle ne suffit pas à mesurer la valeur d’une maison précise. Les indices de prix, les délais locaux, l’état du logement et son DPE restent déterminants.
Ce que cela change pour un vendeur
Un volume en reprise crée davantage d’occasions de vendre, mais les acheteurs restent attentifs au budget global. Positionnez le prix avec des comparables réellement signés, pas seulement avec les annonces concurrentes. Préparez les justificatifs des travaux, les charges, les autorisations et le dossier de diagnostics avant les premières négociations.
Un dossier incomplet peut faire perdre l’avantage d’un marché plus animé. Vérifiez notamment quand commander les diagnostics pour vendre sans retard. Si le DPE met en évidence des travaux, présentez des devis réalistes et évitez d’annoncer une future lettre sans simulation ou diagnostic.
Ce que cela change pour un acheteur
Davantage de ventes ne signifie pas qu’il faut renoncer aux vérifications. Le financement reste le premier filtre. La Banque de France indiquait pour août 2026 un taux moyen de 3,32 % sur les nouveaux crédits à l’habitat hors renégociations, contre 3,30 % en juillet. Notre analyse du crédit immobilier en août 2026 précise le périmètre de ces chiffres.
Calculez le coût total : prix, frais d’acquisition, intérêts, assurance, charges et travaux. Pour un appartement, lisez les comptes, les procès-verbaux et le plan pluriannuel. Le guide acheter en copropriété : quels documents vérifier permet de transformer ces pièces en questions concrètes.
Pourquoi la moyenne nationale ne donne pas votre prix local
Deux marchés peuvent évoluer dans des directions opposées. La typologie, la commune, la desserte, l’offre neuve, la tension locative et la performance énergétique changent la demande. Même dans une ville active, un logement avec travaux lourds ou documents manquants peut subir une décote supérieure à la tendance moyenne.
Pour comparer correctement, utilisez des ventes récentes de biens proches par leur surface, état et emplacement. Distinguez maison et appartement, centre-ville et périphérie, étiquette énergétique et qualité de copropriété. Le chiffre national sert de contexte ; il ne remplace ni l’avis de valeur ni l’analyse technique.
Une méthode simple avant de décider
- Définir le micro-marché du bien et relever des références récentes.
- Valider la capacité de financement ou le produit net vendeur attendu.
- Chiffrer les travaux visibles et ceux révélés par les diagnostics.
- Vérifier les autorisations, charges et documents de copropriété.
- Négocier à partir de faits datés plutôt que du seul chiffre national.
La reprise des transactions est une information encourageante, pas une garantie. Un dossier techniquement clair reste un avantage pour les deux parties. Diagogo peut organiser les diagnostics nécessaires à la transaction afin que la négociation s’appuie sur des documents à jour.
Pour suivre le marché, comparez toujours des publications datées et homogènes. Le volume des ventes peut se redresser alors que les prix baissent dans certaines zones, et inversement. Une hausse des transactions peut aussi provenir d’ajustements de prix déjà consentis. La bonne décision n’est donc pas d’attendre mécaniquement une tendance nationale, mais de tester la demande locale avec un prix, un financement et un dossier réalistes.
FAQ
Les prix ont-ils augmenté de 3,6 % ?
Non. Le pourcentage cité concerne le nombre de transactions sur un an, pas l’évolution des prix.
Les 951 000 ventes concernent-elles toute la France ?
Le communiqué vise la France métropolitaine hors Mayotte et une période de douze mois terminée fin août 2026.







