30/7/2024

Bien préparer une mise en location en 2026 : guide propriétaire

Décence, DPE, diagnostics, loyer, annonce et bail : la checklist 2026 pour louer un logement conforme et limiter la vacance.

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Préparer une mise en location ne consiste pas seulement à nettoyer le logement et publier une annonce. En 2026, le propriétaire doit vérifier la décence, la performance énergétique, le montant du loyer, les diagnostics et les documents du bail avant de choisir un locataire.

Une préparation ordonnée réduit les périodes de vacance et les litiges. Elle permet aussi de chiffrer les travaux avant de promettre une date d’entrée. Voici une méthode destinée aux propriétaires qui louent un logement à titre de résidence principale.

Vérifier que le logement est décent et louable

Le logement doit respecter une surface minimale, protéger la sécurité et la santé du locataire, être exempt d’animaux nuisibles et disposer des équipements essentiels. Contrôlez notamment l’étanchéité, la ventilation, les garde-corps, l’électricité, le gaz, le chauffage, l’eau potable et les évacuations.

En métropole, un logement classé G au DPE ne répond plus au niveau minimal de performance énergétique depuis le 1er janvier 2025. Cette règle concerne la mise en location et s’applique aussi lors du renouvellement ou de la reconduction du bail selon les conditions légales. Le calendrier prévoit ensuite l’exclusion de la classe F en 2028 puis de la classe E en 2034.

Un DPE F ou G entraîne aussi un gel du loyer en métropole : le bailleur ne peut pas augmenter librement le loyer entre deux locataires ni appliquer la révision annuelle dans les situations visées. Faites donc vérifier le classement avant d’établir votre stratégie de prix. Le guide Diagogo sur les passoires thermiques détaille ces conséquences.

Planifier les travaux réellement nécessaires

Commencez par les réparations liées à la sécurité, à la salubrité et au bon fonctionnement : fuite, ventilation défaillante, installation dangereuse, chauffage insuffisant ou menuiserie qui ne ferme plus. Les améliorations esthétiques viennent ensuite. Une cuisine récente ne compense pas un logement non décent.

Si le DPE est faible, lisez les recommandations puis demandez plusieurs scénarios et devis. Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité utilisé pour le DPE est passé de 2,3 à 1,9. Pour certains diagnostics encore valides, une attestation officielle peut modifier l’étiquette sans nouvelle visite ; utilisez uniquement le service de l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME.

Conservez les factures, références des isolants, surfaces posées et caractéristiques des équipements. Ces documents facilitent la prise en compte des travaux lors d’un futur diagnostic de performance énergétique.

Préparer les diagnostics du dossier de location

Le dossier de diagnostic technique annexé au bail comprend selon le logement : un DPE valide, le CREP si la construction est antérieure au 1er janvier 1949, les diagnostics électricité et gaz lorsque les installations ont plus de quinze ans, l’état des risques si le bien est dans une zone concernée et le diagnostic bruit dans une zone d’exposition au bruit des aéroports.

La liste dépend donc des caractéristiques et de l’emplacement du bien. L’amiante, les termites ou l’assainissement ne doivent pas être ajoutés automatiquement à la liste du DDT locatif comme s’ils étaient exigés pour chaque bail. Le propriétaire doit toutefois respecter les obligations d’information et de sécurité applicables à son immeuble.

Commandez les contrôles avant l’annonce lorsque leur résultat peut déclencher des travaux. Vérifiez ensuite chaque durée de validité avec le guide Diagogo consacré à la validité des diagnostics immobiliers.

Fixer un loyer conforme au marché et aux règles locales

Comparez le logement à des biens réellement similaires : quartier, surface, étage, état, extérieur, stationnement et performance énergétique. Un loyer trop élevé allonge la vacance et attire moins de dossiers ; un prix cohérent améliore la stabilité de la location.

Vérifiez ensuite les règles applicables à la commune. En zone tendue, la relocation peut être encadrée. Dans certaines villes, un loyer de référence majoré s’applique également. Un éventuel complément de loyer doit répondre à des conditions précises et ne peut pas servir à contourner l’encadrement.

Précisez séparément le loyer et les charges. Appuyez la provision sur des dépenses récupérables réalistes et expliquez le mode de régularisation. Cette transparence évite un montant d’appel artificiellement bas qui se transforme en forte régularisation.

Rédiger une annonce complète et préparer les visites

L’annonce doit décrire fidèlement la surface, le nombre de pièces, les équipements, l’étage, les accès et les conditions financières. Elle doit aussi comporter les mentions énergétiques et réglementaires applicables. Utilisez des photos lumineuses mais réalistes ; évitez les retouches qui masquent l’état du logement.

Avant les visites, testez les équipements, aérez, nettoyez et rassemblez les réponses sur les charges, le chauffage, la connexion internet et les travaux récents. Ne demandez aux candidats que les justificatifs autorisés. Les mêmes critères doivent être appliqués à tous, sans discrimination.

Finaliser le bail et l’état des lieux

Utilisez un contrat conforme au type de location, annexez les diagnostics et remettez les informations obligatoires. L’état des lieux d’entrée doit décrire précisément chaque pièce, les équipements, les compteurs et les clés. Ajoutez des photographies datées si les deux parties l’acceptent.

Relevez les compteurs, expliquez l’entretien courant et fournissez les moyens de signaler un incident. Un dossier numérique bien classé — bail, annexes, diagnostics, état des lieux et quittances — simplifie toute la relation locative.

Conclusion

Une mise en location réussie commence par la conformité : décence, DPE, diagnostics et loyer. La présentation et l’annonce viennent seulement après ces contrôles. En anticipant les travaux et les documents, vous sécurisez le bail et réduisez le risque de vacance. Diagogo peut organiser les diagnostics adaptés à votre logement avant sa mise sur le marché.

FAQ

Peut-on louer un logement classé G en 2026 ?

En métropole, un logement G ne respecte plus le niveau minimal de performance énergétique exigé pour la location depuis le 1er janvier 2025.

Quels diagnostics faut-il annexer au bail ?

Notamment le DPE, puis selon le bien le CREP, l’électricité, le gaz, l’état des risques et le diagnostic bruit.

Peut-on augmenter le loyer après des travaux dans un logement F ou G ?

Les règles sont encadrées et dépendent du bail, de la zone et des travaux ; vérifiez la situation précise avant toute hausse.

Sources

Service-Public.fr — Logement à louer décent
Service-Public.fr — Diagnostics à fournir au locataire
Service-Public.fr — Documents remis par le bailleur
ANIL — Analyse juridique du DPE

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