Les banques ont produit davantage de crédits à l’habitat en juin 2026. Selon la Banque de France, les nouveaux crédits hors renégociations atteignent 13,2 milliards d’euros en données corrigées des variations saisonnières, après 11,4 milliards en mai. Ce rebond est réel, mais il ne signifie pas que tous les acheteurs empruntent plus facilement.
Pour interpréter ce chiffre, il faut le rapprocher du taux moyen, du niveau des encours et de la situation personnelle de chaque emprunteur. Une statistique nationale décrit le marché ; elle ne remplace ni une simulation bancaire ni l’analyse du prix et des travaux d’un logement.
Ce que mesure la production de crédits
La production correspond aux nouveaux prêts accordés pendant le mois, même lorsque les fonds ne sont pas encore versés. La série hors renégociations écarte les simples modifications d’anciens prêts et reflète mieux le financement de nouvelles acquisitions ou opérations. La correction des variations saisonnières facilite la comparaison d’un mois à l’autre.
Le passage de 11,4 à 13,2 milliards d’euros montre une accélération en juin. La Banque de France précise toutefois que la production évolue entre 10,9 et 13,2 milliards depuis la fin de 2025. Il serait donc prématuré de parler d’envolée durable à partir d’un seul mois.
Le coût du crédit n’a pas baissé en juin
Dans le même temps, le taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat hors renégociations est monté à 3,27 % en juin, après 3,21 % en mai. Ce taux effectif au sens étroit mesure essentiellement les intérêts ; il ne correspond pas au TAEG présenté dans une offre, qui inclut aussi les frais obligatoires et l’assurance lorsqu’elle est exigée.
L’amélioration du volume ne vient donc pas d’une baisse mensuelle du taux moyen. Elle peut refléter des dossiers arrivés à maturité, une demande plus active ou des décisions de banques, sans permettre d’isoler une cause unique. Notre article sur les taux de crédit immobilier en 2026 détaille leur évolution.
Les crédits accordés restent très majoritairement à taux fixe
En juin 2026, 99,4 % des crédits à l’habitat recensés sont à taux fixe selon la Banque de France. Cette caractéristique protège l’emprunteur contre une hausse ultérieure du taux nominal pendant la durée prévue du prêt, mais elle ne supprime pas les autres risques : perte de revenu, charges de copropriété, travaux ou revente anticipée.
La durée initiale moyenne des nouveaux prêts pour une résidence principale atteint 23 ans et 5 mois pour l’ensemble des emprunteurs et 23 ans et 11 mois pour les primo-accédants. Allonger la durée peut réduire la mensualité, mais augmente généralement le coût total. Comparez donc la mensualité, le TAEG, le coût de l’assurance et le capital restant dû dans plusieurs scénarios.
Ce que cela change pour les acheteurs
Une production plus élevée indique que des projets se financent, mais n’autorise pas à acheter dans l’urgence. Faites valider votre capacité d’emprunt, conservez une épargne de précaution et chiffrez les travaux avant de formuler une offre. Le DPE, l’audit éventuel, les procès-verbaux de copropriété et les diagnostics peuvent révéler des dépenses qui réduisent le budget disponible pour le prix.
Si vous devez vendre avant d’acheter, étudiez le calendrier et les risques décrits dans notre guide du prêt relais en 2026. Une hausse nationale de la production ne garantit ni la vente rapide de votre bien ni l’acceptation de votre dossier.
Ce que cela change pour les vendeurs
Le rebond suggère un bassin d’acheteurs financés plus actif qu’en mai, mais le prix reste déterminant. Demandez une preuve de financement sérieuse sans exiger de données disproportionnées, comparez les conditions suspensives et anticipez le délai bancaire. Un dossier de diagnostics complet permet à l’acquéreur d’intégrer les travaux à son plan de financement.
Préparez aussi votre objectif avec le calcul du prix net vendeur. Diagogo peut regrouper les diagnostics nécessaires afin de donner une base factuelle aux visites et de limiter les renégociations tardives.
Conclusion
La production de crédits à l’habitat a nettement rebondi en juin 2026, mais elle demeure dans la fourchette observée depuis fin 2025 et s’accompagne d’un taux moyen en hausse. Acheteurs et vendeurs doivent lire ce signal avec prudence. Sécurisez le financement, le prix, les travaux et les diagnostics avec Diagogo avant de vous engager.
FAQ
Combien de crédits immobiliers ont été produits en juin 2026 ?
13,2 milliards d’euros hors renégociations, en données corrigées des variations saisonnières.
Le taux moyen a-t-il baissé en juin ?
Non. Il est passé de 3,21 % en mai à 3,27 % en juin hors renégociations.
Ce rebond garantit-il l’accord d’une banque ?
Non. La décision dépend du dossier, du bien, du taux d’endettement et des critères du prêteur.
Sources
Banque de France — crédits aux particuliers, juin 2026 · Service-Public — crédit immobilier · Ministère de l’Économie — TAEG







