Les taux de crédit immobilier avaient baissé en 2025, mais les dernières données officielles montrent un léger mouvement inverse. En juin 2026, le taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat hors renégociations atteint 3,27 %, contre 3,21 % en mai. Cette hausse ne signifie pas que le marché se ferme, puisque la production de prêts augmente dans le même temps.
Ces chiffres, publiés par la Banque de France le 5 août 2026, décrivent une moyenne nationale hors frais et assurance. Votre offre dépendra toujours de votre durée, de votre apport, de vos revenus et de la banque sollicitée.
Ce que montrent les données de juin 2026
La production corrigée des variations saisonnières de crédits à l’habitat hors renégociations atteint 13,2 milliards d’euros en juin, après 11,4 milliards en mai. Elle évolue entre 10,9 et 13,2 milliards depuis la fin de 2025. Les banques continuent donc de financer des acquisitions malgré le relèvement du taux moyen.
La quasi-totalité des crédits reste à taux fixe : leur part atteint 99,4 % dans les données de juin. Pour les emprunteurs, cela signifie que la mensualité liée au taux est connue dès le départ, hors évolution de l’assurance ou événements prévus au contrat.
Le nombre de prêts accordés aux primo-accédants se stabilise depuis le printemps 2026. La durée initiale moyenne atteint 23 ans et 5 mois pour l’ensemble des acquisitions de résidence principale, et 23 ans et 11 mois pour les primo-accédants.
Pourquoi une petite variation de taux compte
Quelques centièmes de point semblent faibles, mais leur effet s’applique pendant de nombreuses années. À mensualité constante, une hausse réduit le capital empruntable. À montant constant, elle augmente le coût des intérêts. L’effet exact dépend de la durée, de l’assurance et du profil : il faut donc demander des simulations plutôt que d’appliquer une règle générale.
Le taux communiqué par la Banque de France est un taux moyen hors frais et assurance. Pour comparer les offres, regardez le taux annuel effectif global, ou TAEG, qui intègre une partie plus large du coût obligatoire du crédit. Comparez aussi les possibilités de modulation, les indemnités de remboursement anticipé et le coût de la garantie.
Comment protéger son budget d’achat
Calculez d’abord une mensualité compatible avec vos dépenses réelles, pas seulement avec le maximum accepté par une banque. Gardez une réserve pour les frais d’acquisition, le déménagement, les charges et les premiers travaux. Un logement moins cher mais très énergivore peut coûter davantage après l’achat.
Demandez plusieurs simulations sur une même durée afin de comparer des bases identiques. Un courtier peut élargir la recherche, mais vous pouvez aussi solliciter directement vos banques. Évitez de multiplier les demandes sans préparer les justificatifs : revenus, comptes, apport, épargne restante et projet doivent être lisibles.
Testez enfin le budget avec une dépense imprévue ou une augmentation de charge. Une mensualité théoriquement supportable peut devenir inconfortable si elle absorbe toute votre marge mensuelle.
Quel impact pour les vendeurs ?
La hausse limitée des taux ne justifie pas à elle seule une baisse générale des prix. Elle rappelle cependant que les acheteurs raisonnent en mensualité. Un bien positionné au-dessus des ventes comparables peut sortir de leur enveloppe plus rapidement qu’en période de crédit très bon marché.
Le vendeur a intérêt à présenter tôt les charges, la taxe foncière, le DPE et les travaux à prévoir. Un dossier transparent aide l’acquéreur et sa banque à chiffrer le projet. Des diagnostics disponibles évitent qu’une incertitude technique apparaisse après l’offre et fragilise le financement.
Le marché du crédit reste actif, mais sélectif
L’encours des crédits à l’habitat des particuliers progresse de 0,2 % sur un an en juin 2026. Cette évolution modeste confirme que la reprise reste graduelle. Les volumes augmentent sur le mois, tandis que les conditions de taux se tendent légèrement.
Il faut donc éviter deux conclusions excessives : le crédit n’est ni redevenu facile pour tous, ni bloqué. Les dossiers disposant d’un apport, d’une épargne résiduelle et d’un projet cohérent conservent des leviers de négociation. La qualité du bien et le coût des travaux deviennent aussi importants que le prix affiché.
Diagogo pour fiabiliser le coût du logement
Diagogo vous aide à obtenir ou à comprendre les diagnostics qui accompagnent la vente. Ils ne remplacent pas l’étude bancaire, mais ils rendent visibles certains travaux et la performance énergétique. L’acquéreur peut ainsi présenter un budget plus complet et le vendeur limiter les surprises en cours de financement.
Conclusion
En juin 2026, le taux moyen des nouveaux crédits immobiliers hors renégociations monte à 3,27 %, tandis que la production atteint 13,2 milliards d’euros. Le marché du financement continue donc de fonctionner, avec un coût légèrement plus élevé. Pour acheter ou vendre, raisonnez en budget global et anticipez les travaux grâce à un dossier de diagnostics complet avec Diagogo.
FAQ
Le taux de 3,27 % inclut-il l’assurance emprunteur ?
Non. La statistique Banque de France porte sur le taux d’intérêt hors frais et assurance.
Les crédits immobiliers sont-ils majoritairement à taux fixe ?
Oui. En juin 2026, 99,4 % des crédits à l’habitat recensés sont à taux fixe.
Quelle est la durée moyenne d’un nouveau prêt immobilier ?
Pour une résidence principale, elle atteint 23 ans et 5 mois en moyenne en juin 2026.
Sources
Banque de France — Crédits aux particuliers, juin 2026
Banque de France — Financement de la résidence principale
ANIL — Simulateurs de financement immobilier







