Le marché immobilier ancien français vend davantage de logements qu’un an plus tôt, mais les prix ne repartent pas partout de la même façon. La note de conjoncture publiée par les Notaires de France en juillet 2026 décrit une reprise de l’activité encore contrainte par le crédit, les écarts locaux et la qualité des biens.
Pour un propriétaire, ce contexte ne signifie ni « hausse générale » ni « retour de la crise ». Il faut séparer trois indicateurs : le nombre de ventes, l’évolution moyenne des prix et la capacité réelle des acheteurs à financer un bien précis.
949 000 ventes sur douze mois à fin mai 2026
Les Notaires de France comptabilisent 949 000 transactions de logements anciens en France sur douze mois à fin mai 2026, soit une progression de 5,7 % sur un an. L’activité s’est donc redressée par rapport au point bas précédent, sans nécessairement retrouver les volumes des années les plus dynamiques.
Une hausse du nombre de ventes indique que davantage de projets aboutissent. Elle ne garantit pas une hausse rapide des prix : les vendeurs peuvent avoir ajusté leurs attentes, les acheteurs peuvent cibler des biens plus abordables et les marchés locaux peuvent évoluer dans des directions opposées.
Des prix anciens presque stables au premier trimestre
Au premier trimestre 2026, les prix des logements anciens en France métropolitaine sont quasi stables sur un an, avec une variation de +0,2 %. Les appartements progressent de 0,6 %, tandis que les maisons reculent de 0,2 %. Ces moyennes nationales masquent des écarts entre régions, villes et quartiers.
Pour estimer un logement, comparez des ventes récentes portant sur une surface, un état, un étage, un terrain et une localisation proches. Une moyenne nationale n’évalue pas une maison rurale, un appartement parisien ou un bien à rénover. L’outil public Demande de valeurs foncières apporte un historique utile, à compléter par la connaissance locale.
Le crédit continue de sélectionner les projets
La Banque de France indiquait pour mai 2026 un taux moyen de 3,21 % sur les nouveaux crédits à l’habitat hors renégociations, stable par rapport à avril. La production mensuelle corrigée des variations saisonnières atteignait 11,4 milliards d’euros, après 12 milliards en avril.
Le financement reste donc un filtre important. Deux offres au même prix ne présentent pas le même risque si l’une dispose d’un apport, d’un accord bancaire avancé et d’une condition suspensive réaliste. Le vendeur doit examiner la solidité du plan de financement avec le notaire ou l’agent, pas seulement le montant proposé.
Quels biens se vendent le mieux dans ce contexte ?
Les logements correctement positionnés, documentés et sans incertitude majeure facilitent la décision. Un prix cohérent, des charges lisibles, un DPE disponible, des travaux chiffrés et des documents de copropriété complets permettent à l’acheteur de calculer son budget global.
À l’inverse, un bien affiché sur la base d’un prix ancien, avec des travaux non évalués ou un dossier incomplet, peut rester longtemps en ligne même si le volume national de transactions augmente. La reprise bénéficie d’abord aux projets dont le prix et le niveau de risque sont compréhensibles.
Comment vendre ou acheter au second semestre 2026
Le vendeur doit suivre les visites et les retours pendant les premières semaines. Peu de contacts signalent souvent un problème de prix, de présentation ou de diffusion. Beaucoup de visites sans offre peuvent révéler un budget travaux mal anticipé ou une concurrence locale plus attractive.
L’acheteur doit comparer mensualité, assurance, charges, taxe foncière, travaux et performance énergétique. Il peut négocier à partir d’éléments concrets plutôt que d’un discours général sur le marché. Diagogo peut organiser les diagnostics et aider à présenter l’état du bien sur une base objective avant la négociation.
Conclusion
À fin mai 2026, le marché ancien retrouve des volumes avec 949 000 ventes sur douze mois, mais les prix nationaux ne progressent que de 0,2 % sur un an au premier trimestre. La reprise reste sélective et locale. Appuyez votre décision sur des comparables récents, un financement réaliste et des diagnostics préparés avec Diagogo.
FAQ
Le nombre de ventes augmente-t-il en 2026 ?
Oui : les Notaires recensent 949 000 ventes sur douze mois à fin mai, en hausse de 5,7 % sur un an.
Les prix immobiliers repartent-ils partout ?
Non. La moyenne nationale est presque stable et les évolutions diffèrent fortement selon le type de bien et la zone.
Quel était le taux moyen des nouveaux crédits en mai 2026 ?
La Banque de France indique 3,21 % hors frais, assurance et renégociations.
Sources
Notaires de France — Note de conjoncture de juillet 2026
Notaires de France — Prix au premier trimestre 2026
Banque de France — Crédits aux particuliers, mai 2026
Service-Public — Demande de valeurs foncières







