Le marché immobilier du littoral français ne suit pas une seule direction. Les dernières données publiées par les Notaires de France en juillet 2026 portent sur 35 stations balnéaires et des ventes observées à fin mars. Elles montrent des volumes globalement stables, alors que le marché ancien national progressait d’environ 8 % sur la même comparaison.
Pour un acheteur ou un vendeur, ce contraste invite à regarder la commune, le type de bien et les risques propres à l’adresse. Une moyenne sur « le bord de mer » ne permet pas d’estimer une maison ou un appartement précis.
Un peu plus de 21 000 ventes sur un an
Les Notaires recensent un peu plus de 21 000 transactions de logements anciens dans les 35 stations étudiées à fin mars 2026. Le volume est globalement stable sur un an. Certaines communes progressent, notamment Hendaye, Biscarrosse ou Biarritz, tandis que d’autres reculent, comme Agde, La Grande-Motte, Trouville-sur-Mer ou La Baule-Escoublac.
Cette stabilité ne signifie pas que chaque marché est bloqué. Elle indique plutôt que la reprise nationale se diffuse de façon inégale dans les zones littorales, où le prix, la résidence secondaire, la saisonnalité et la rareté foncière produisent des comportements différents.
Des écarts de prix considérables entre stations
Selon la publication notariale, les appartements anciens s’échangent à moins de 3 000 euros par mètre carré dans certaines stations, dont Dieppe ou Cherbourg-Octeville, et à plus de 6 000 euros dans des secteurs comme La Baule-Escoublac ou Biarritz. Ces repères décrivent des niveaux médians, pas le prix de chaque quartier.
Pour les maisons, les prix médians peuvent être inférieurs à 300 000 euros dans certaines communes et dépasser 600 000 euros à Saint-Raphaël, Biarritz, Le Touquet-Paris-Plage ou Lège-Cap-Ferret. Surface de terrain, distance réelle de la plage, vue, état et risque côtier créent ensuite de grands écarts.
Appartements plus homogènes, maisons plus contrastées
Les évolutions annuelles des appartements restent le plus souvent comprises entre -5 % et +5 % dans l’étude. Les maisons affichent des variations plus dispersées, car les biens vendus se ressemblent moins : une petite maison de ville, une villa avec vue et une résidence à rénover ne forment pas un marché uniforme.
Un nombre limité de ventes peut aussi rendre une médiane locale sensible à la composition des transactions. Une hausse apparente ne signifie pas toujours que chaque maison vaut davantage ; il peut simplement s’être vendu davantage de biens haut de gamme pendant la période.
Le crédit reste un filtre pour les acheteurs
La Banque de France a publié le 5 août les données de juin 2026 : la production mensuelle corrigée des variations saisonnières des nouveaux crédits à l’habitat hors renégociations atteint 13,2 milliards d’euros, contre 11,4 milliards en mai. Le taux moyen correspondant progresse de 3,21 % à 3,27 %, hors frais et assurance.
Ce rebond de production facilite davantage de projets, mais la légère hausse du taux pèse sur la mensualité et la capacité d’achat. Sur le littoral, ajoutez au financement les charges, la taxe foncière, l’assurance, l’entretien et les travaux liés au climat marin.
Risques côtiers et performance du logement
Avant d’acheter, consultez l’état des risques, le recul du trait de côte lorsque la commune est concernée, les plans de prévention et l’historique des sinistres indemnisés. L’exposition n’entraîne pas automatiquement une décote identique partout, mais elle peut influencer l’assurance, les travaux et la revente.
Vérifiez aussi humidité, corrosion, ventilation, toiture, menuiseries et assainissement. Pour une résidence peu occupée l’hiver, ne confondez pas faible facture et bonne performance : le DPE décrit les caractéristiques du logement selon un usage conventionnel.
Comment vendre sur un marché très local
Le vendeur doit comparer des actes récents dans le même secteur et le même type de bien. Un prix médian communal ne valorise pas automatiquement une vue mer, et une annonce concurrente ne prouve pas qu’un prix a été accepté. Documentez les travaux, charges, diagnostics et contraintes avant les premières visites.
Diagogo peut organiser les diagnostics et présenter l’état du bien sur une base vérifiable. Un dossier complet aide l’acquéreur à distinguer le prix du logement, le budget d’entretien et les risques spécifiques au littoral.
Comment acheter sans se fier à la tendance générale
Comparez plusieurs micro-secteurs, visitez hors période touristique et interrogez le marché locatif seulement si vous avez vérifié les règles locales. Certaines communes encadrent fortement les meublés de tourisme ; un rendement saisonnier estimé ne doit pas être considéré comme acquis.
Construisez trois budgets : acquisition, usage annuel et revente avec travaux. Cette méthode évite de surpayer une adresse attractive tout en négligeant un ravalement, une toiture ou une copropriété fragile.
Conclusion
À fin mars 2026, les transactions des 35 stations balnéaires étudiées restent globalement stables, avec de forts écarts de prix et de dynamique. Le littoral n’est pas un marché unique. Appuyez votre projet sur des ventes locales, un financement réaliste, l’état des risques et des diagnostics préparés avec Diagogo.
FAQ
Les ventes progressent-elles sur tout le littoral en 2026 ?
Non. Le volume global étudié est stable et les évolutions diffèrent nettement selon les stations.
Où les appartements dépassent-ils 6 000 euros par mètre carré ?
L’étude notariale cite notamment La Baule-Escoublac et Biarritz, selon les données disponibles à fin mars 2026.
Quel était le taux moyen des nouveaux crédits immobiliers en juin 2026 ?
La Banque de France indique 3,27 % hors frais et assurance pour les crédits à l’habitat hors renégociations.
Sources
Notaires de France — conjoncture et stations balnéaires, juillet 2026
Banque de France — crédits aux particuliers, juin 2026
Service-Public — état des risques







