Le plan de lutte contre la fraude au diagnostic de performance énergétique annoncé en 2025 a depuis été traduit par plusieurs règles concrètes. Pour un propriétaire, l’enjeu n’est plus de mémoriser une liste de promesses : il faut savoir quels contrôles sont effectivement utilisables en 2026 avant de payer un DPE ou de publier une annonce.
Deux vérifications sont centrales : l’identité et la certification de la personne qui réalise la visite, puis l’authenticité du rapport transmis à l’ADEME. Les QR codes renforcent ces contrôles, mais ils ne remplacent ni une visite complète ni la lecture attentive des données du logement.
Ce qui a changé depuis les annonces de 2025
L’arrêté du 16 juin 2025 a renforcé le dispositif de certification et le contenu des rapports. Il prévoit notamment un QR code permettant de contrôler le certificat du diagnostiqueur ainsi qu’un QR code ADEME sur le DPE, qui renvoie vers la fiche authentifiée du diagnostic. Les mesures relatives aux contrôles renforcés et aux examens plus rigoureux sont entrées en vigueur dès le 1er juillet 2025.
Le calendrier initial a toutefois évolué. Le ministère avait annoncé les QR codes à l’automne 2025 et une fonctionnalité de preuve de présence sur site au premier trimestre 2026. Une annonce de calendrier ne doit pas être présentée comme une obligation déjà opérationnelle à une date précise : le propriétaire doit utiliser les outils officiels effectivement accessibles le jour de la commande.
Premier contrôle : vérifier la personne, pas seulement l’entreprise
La certification est délivrée à une personne physique et par domaine. Un professionnel peut être certifié pour le DPE sans l’être automatiquement pour l’amiante, le plomb, le gaz, l’électricité ou les termites. Recherchez le nom de l’intervenant dans l’annuaire officiel et vérifiez le domaine, la période de validité et les coordonnées.
Le QR code présenté par le diagnostiqueur doit conduire vers une information officielle cohérente avec son identité. Une capture d’écran, un logo commercial ou un certificat sans possibilité de contrôle ne suffisent pas. Demandez aussi l’attestation d’assurance professionnelle et vérifiez que le devis identifie clairement les missions commandées.
Deuxième contrôle : authentifier le rapport DPE
Un DPE réglementaire doit être transmis à l’ADEME et recevoir un numéro d’identification. Le QR code placé sur le rapport doit permettre d’accéder à la version enregistrée. Comparez l’adresse, le type de bien, la surface de référence, les équipements, la date et la classe énergétique avec le document reçu.
Si la page officielle est introuvable ou si les informations diffèrent, ne publiez pas immédiatement l’annonce. Demandez une explication écrite au diagnostiqueur et contrôlez le numéro sur l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME. Le guide Diagogo sur les arnaques au DPE détaille les huit vérifications à effectuer avant de payer.
Une visite réelle reste indispensable
Les outils numériques n’autorisent pas un DPE réalisé uniquement à distance. Le professionnel doit visiter le logement, relever ses caractéristiques et examiner les éléments nécessaires au calcul. Une étiquette garantie avant la visite, un résultat négocié ou un rapport établi à partir de quelques photos constituent des signaux d’alerte.
Préparez plans, factures de travaux, notices des équipements et justificatifs d’isolation. Des données vérifiables améliorent la fiabilité du calcul ; elles ne permettent jamais de choisir artificiellement une classe. Pour comparer certification, assurance et devis, consultez aussi le guide pour choisir un diagnostiqueur fiable.
Que faire en cas de doute ou de DPE incohérent ?
Commencez par signaler précisément l’erreur au diagnostiqueur : surface, paroi, chauffage, isolation ou équipement absent. Demandez, selon le cas, une correction du rapport et sa nouvelle transmission à l’ADEME. Conservez devis, échanges, photos, numéro du DPE et preuve de paiement.
Si le désaccord persiste, contactez l’organisme certificateur indiqué sur le certificat et utilisez les voies de recours adaptées. Une erreur peut avoir des conséquences sur l’annonce, la location, l’audit énergétique ou la négociation du prix. Le guide sur le DPE en 2026 rappelle les règles de calcul, de validité et d’utilisation.
Conclusion
En 2026, la lutte contre la fraude repose sur des contrôles plus faciles à effectuer : annuaire officiel, QR code du certificat, QR code ADEME et comparaison du rapport avec le logement. Ces protections restent efficaces seulement si le propriétaire vérifie la personne, exige une visite et conserve les preuves. Diagogo peut coordonner un diagnostiqueur certifié et aider à sécuriser le dossier avant la mise en vente ou en location.
FAQ
Un QR code suffit-il à prouver qu’un DPE est fiable ?
Non. Il aide à authentifier le professionnel ou le rapport, mais il faut aussi vérifier la visite, les données du logement et la cohérence du résultat.
Peut-on établir un DPE sans visiter le logement ?
Non. Le DPE réglementaire d’un logement nécessite une visite sur place et des relevés adaptés au calcul.
Où vérifier officiellement un DPE ?
Utilisez le numéro du rapport sur l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME et contrôlez l’identité du professionnel dans l’annuaire officiel.








