Non : le détecteur autonome avertisseur de fumée, ou DAAF, n’est pas un point de contrôle habituel du diagnostic électrique. Le DAAF est obligatoire dans chaque logement, mais il relève d’une obligation distincte. Le diagnostic électrique examine la sécurité de l’installation fixe située en aval de l’appareil général de commande et de protection.
Ce que vérifie réellement le diagnostic électrique
Pour une installation de plus de quinze ans, le diagnostic est requis dans les cas prévus pour la vente ou la location. Le diagnostiqueur observe notamment l’appareil général de coupure, la protection différentielle, les protections contre les surintensités, la liaison équipotentielle dans les pièces d’eau et l’absence de matériels présentant un danger.
Le contrôle porte sur l’installation fixe et reste non destructif. Il ne constitue pas une attestation de conformité complète, ni une maintenance de tous les appareils du logement. Notre guide sur les rallonges et multiprises lors du diagnostic électrique explique la même frontière entre installation fixe et équipements mobiles.
Pourquoi le DAAF reste obligatoire
Service-Public précise que chaque maison ou appartement doit comporter au moins un détecteur de fumée marqué CE et conforme à la norme NF EN 14604. Le propriétaire l’installe. L’occupant assure en principe son entretien et son remplacement ; dans une location, le propriétaire vérifie son bon fonctionnement lors de l’état des lieux.
Cette obligation ne disparaît pas parce qu’un diagnostic électrique est favorable. Inversement, l’absence ou la pile épuisée d’un DAAF ne transforme pas automatiquement le rapport électrique en anomalie : ce sont deux contrôles différents.
Que préparer avant le rendez-vous ?
- Laissez accessibles le tableau, le disjoncteur général et les prises à tester.
- Ne masquez pas une anomalie et ne réalisez pas de réparation improvisée.
- Testez le bouton du DAAF, remplacez sa pile si nécessaire et vérifiez sa date de remplacement.
- Rassemblez les anciennes attestations Consuel et les factures de travaux.
Vous pouvez aussi consulter les points sur la prise de terre et la liaison équipotentielle ainsi que notre check-list pour dégager et tester les prises.
Que faire si le détecteur manque ?
Installez un appareil conforme sans attendre la vente ou la location. Placez-le de préférence dans un dégagement desservant les chambres, en respectant la notice et en évitant les zones où vapeur ou fumée provoqueraient de fausses alertes. Si le logement est grand ou comporte plusieurs niveaux, plusieurs détecteurs peuvent améliorer l’alerte même si le minimum légal est d’un appareil.
Pour le diagnostic lui-même, choisissez un professionnel certifié. Diagogo permet de préparer et réserver les diagnostics immobiliers utiles selon le logement et l’opération.
Conclusion
Le DAAF est essentiel mais séparé du diagnostic électrique. Vérifiez-le vous-même avant l’état des lieux ou la mise en vente, et laissez le diagnostiqueur contrôler l’installation fixe selon sa méthode réglementaire.
FAQ
Le diagnostiqueur teste-t-il la pile du détecteur ?
Ce n’est pas une opération constitutive du diagnostic électrique. Il peut signaler une situation visible, mais le propriétaire et l’occupant restent responsables selon le statut du logement.
Un DAAF branché au secteur est-il concerné par le diagnostic ?
Le diagnostic peut observer son alimentation fixe dans le cadre général, mais il ne certifie pas la fonction de détection. Un modèle alimenté électriquement doit disposer d’une alimentation de secours.







