Dans une étude publiée le 28 octobre 2026, l’ANIL indique que les loyers des logements meublés de longue durée sont en moyenne 10 % plus élevés que ceux des logements loués nus, avec un écart pouvant dépasser 15 % dans certains marchés tendus. Ce constat national ne permet pourtant pas d’ajouter automatiquement 10 % au loyer d’un appartement : localisation, encadrement, qualité du mobilier et comparabilité des biens restent déterminants.
Ce que mesure l’étude de l’ANIL
L’étude analyse le développement de la location meublée de longue durée, son cadre juridique et fiscal, ainsi que son évolution face à la location nue et à la location touristique. Elle observe des différences de loyers et des effets contrastés selon les territoires.
L’ANIL nuance aussi l’idée d’un recul généralisé de la location nue. Il faut donc lire le chiffre de 10 % comme un écart moyen dans les données étudiées, pas comme une règle de fixation du loyer ni comme une prévision pour chaque commune.
Pourquoi un meublé peut-il afficher un loyer supérieur ?
Le propriétaire fournit les équipements nécessaires pour permettre au locataire de vivre normalement dès son arrivée. Le mobilier, son remplacement, l’inventaire et l’entretien représentent un coût. Les baux meublés répondent également à des usages et durées différents, souvent recherchés par les étudiants, jeunes actifs et personnes en mobilité.
Mais un canapé et une table ne suffisent pas. Le guide Diagogo sur les équipements obligatoires d’une location meublée détaille le socle réglementaire. Un logement insuffisamment équipé peut voir sa qualification contestée.
Le bailleur peut-il augmenter librement le loyer ?
Non. Les règles applicables dépendent notamment de la commune, de la date du bail, du précédent loyer et d’un éventuel encadrement. Dans les territoires concernés, le loyer de référence et le complément de loyer répondent à des conditions précises. Le caractère meublé ne neutralise pas ces règles.
Avant de convertir une location nue, comparez des biens réellement similaires et vérifiez le cadre local auprès de l’ADIL. Un écart moyen national ne justifie pas un complément de loyer. Calculez également la vacance, le renouvellement du mobilier, l’assurance et la gestion.
Quels diagnostics faut-il préparer ?
La location meublée de résidence principale reste une location de logement. Le bailleur doit préparer le dossier de diagnostic technique applicable : DPE, plomb, électricité, gaz, état des risques ou information bruit selon le bien. Les diagnostics ne peuvent pas être facturés au locataire, comme l’explique notre article sur les frais de diagnostics en location.
Le logement doit aussi respecter les critères de décence et les restrictions liées à la performance énergétique. Le mobilier n’autorise pas à louer une passoire interdite.
La checklist avant de choisir le meublé longue durée
- Vérifier la demande locale et les loyers comparables.
- Contrôler encadrement, précédent loyer et clauses du bail.
- Budgéter mobilier, remplacement, inventaire et vacance.
- Préparer les diagnostics et vérifier leur validité.
- Choisir un régime fiscal avec un professionnel compétent.
- Comparer le rendement net à celui d’une location nue.
Le guide Diagogo pour préparer une mise en location rassemble bail, état des lieux et dossier technique.
Que doit retenir le locataire ?
Un loyer supérieur peut correspondre à un service d’équipement et à une plus grande souplesse, mais il doit être comparé au coût total : charges, énergie, assurance et dépôt de garantie. Vérifiez l’inventaire, l’état des appareils, la performance énergétique et l’encadrement local avant de signer.
Conclusion
L’étude confirme une différence moyenne réelle entre meublé et nu, tout en soulignant la diversité des marchés. Pour le bailleur, le bon calcul porte sur le rendement net et la conformité, pas sur une majoration forfaitaire. Diagogo peut organiser les diagnostics nécessaires avant location.
FAQ
Le chiffre de 10 % s’applique-t-il à Paris ou à ma commune ?
Non automatiquement. Il s’agit d’une moyenne issue de l’étude. Il faut utiliser les loyers comparables et respecter les règles locales, notamment l’encadrement lorsqu’il s’applique.
Une location meublée longue durée est-elle une location touristique ?
Non. Le meublé de résidence principale relève d’un bail d’habitation, tandis que la location touristique répond à d’autres usages et obligations.







