5/9/2026

949 000 ventes à fin mai 2026 : le marché redevient-il favorable aux vendeurs ?

Le marché ancien totalise 949 000 ventes à fin mai 2026. Volume, prix, négociation : ce que ce signal change vraiment pour un vendeur.

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Immeubles d’habitation anciens illustrant le marché immobilier français en 2026

Le marché immobilier ancien français a enregistré 949 000 ventes sur douze mois à fin mai 2026, selon les Notaires de France. Ce chiffre confirme une reprise de l’activité, mais il ne signifie pas que tous les vendeurs retrouvent automatiquement les prix du sommet de marché.

Pour décider de vendre, il faut lire ensemble le volume des transactions, l’évolution des prix et la capacité d’emprunt des acheteurs. Voici ce que les dernières données disponibles au 5 septembre 2026 permettent réellement de conclure.

Les ventes progressent, mais le rythme ralentit

À fin mai 2026, le nombre de ventes dans l’ancien augmente de 5,7 % sur un an. La reprise reste donc réelle. Elle est toutefois moins rapide qu’à fin février 2026, lorsque la progression annuelle atteignait 11,4 %. Le marché ne bascule pas dans l’euphorie : il retrouve progressivement un niveau d’activité plus fluide.

Pour un vendeur, davantage de transactions signifie qu’un nombre plus important de projets trouvent un financement et aboutissent chez le notaire. Cela ne garantit ni un délai court ni une offre au prix. La demande reste sélective selon la commune, le type de bien, son état et sa performance énergétique.

Les prix nationaux restent presque stables

Les Notaires de France indiquent une hausse très légère de 0,2 % des prix de l’ancien sur un an au premier trimestre 2026. L’Île-de-France contribue à ce mouvement avec un rebond de 0,6 %. L’Insee, sur une autre présentation de l’indice Notaires-Insee, décrit également des prix anciens quasi stables sur un an au premier trimestre.

Une moyenne nationale ne permet donc pas de revaloriser mécaniquement un logement de 5 % ou 10 %. Elle masque des écarts entre appartements et maisons, métropoles et secteurs ruraux, biens rénovés et logements demandant un budget important. Le bon prix reste celui que des acheteurs solvables acceptent dans le micro-marché local.

Notre analyse du marché immobilier ancien en 2026 explique ces différences.

La négociation reste au centre du marché

Dans leur note de juillet, les Notaires parlent d’un équilibre à préserver et soulignent le rôle de la négociation. Lorsque les prix progressent peu et que le crédit demeure contraint, les acheteurs comparent fortement les travaux, le DPE, les charges et les défauts visibles. Un bien correctement positionné peut se vendre ; un prix déconnecté peut encore bloquer les visites.

Si aucune proposition sérieuse n’arrive, analysez séparément le nombre de vues, de contacts et de visites. Peu de contacts signale souvent un problème de prix ou de présentation. Beaucoup de visites sans offre invite à examiner l’état du bien, les documents et les objections récurrentes. Le guide aucune offre après 30 jours propose une méthode de décision.

Ce que le vendeur peut faire à la rentrée

Commencez par trois estimations argumentées avec des ventes comparables récentes. Fixez ensuite une marge de négociation réaliste au lieu d’ajouter un montant arbitraire. Préparez les factures de travaux, les documents de copropriété, les autorisations d’urbanisme et les diagnostics avant que l’acheteur ne formule son offre.

Un DPE défavorable ou une anomalie n’impose pas automatiquement des travaux, mais l’absence de chiffrage laisse l’acheteur retenir son hypothèse la plus prudente. Un devis, une explication claire et un calendrier peuvent réduire cette incertitude. Pour organiser le dossier, consultez quand commander les diagnostics.

Ce que l’acheteur doit retenir

La hausse du nombre de ventes peut accroître la concurrence sur les biens rares et bien situés. Elle ne doit pas pousser à renoncer aux vérifications. Comparez le prix au mètre carré avec prudence, car étage, terrain, travaux, copropriété et DPE peuvent expliquer une grande partie de l’écart.

Préparez un plan de financement complet avant l’offre et gardez une enveloppe pour les travaux. La rentrée 2026 reste un marché de sélection, comme l’explique notre article vendre maintenant ou attendre.

Des diagnostics prêts renforcent la décision

Dans un marché où la négociation joue pleinement, un dossier complet réduit les zones d’ombre. Diagogo aide le vendeur à commander les diagnostics adaptés et à transmettre des rapports lisibles dès le bon moment. Cette transparence ne remplace pas un prix réaliste, mais elle permet aux acheteurs de chiffrer leur projet sur des faits.

Conclusion

Les 949 000 ventes enregistrées à fin mai 2026 confirment une reprise, tandis que le ralentissement de leur progression et la quasi-stabilité des prix invitent à rester mesuré. Le marché devient plus praticable, pas uniformément favorable. Pour vendre, combinez estimation locale, présentation soignée et diagnostics anticipés avec Diagogo.

FAQ

949 000 ventes signifie-t-il que les prix montent fortement ?

Non. Le volume progresse, alors que les prix de l’ancien n’augmentaient que très légèrement sur un an au premier trimestre 2026.

Le chiffre concerne-t-il le seul mois de mai ?

Non. Il s’agit du cumul des ventes enregistrées sur douze mois à fin mai 2026.

Faut-il augmenter son prix affiché à la rentrée ?

Pas sur la seule base nationale. Le prix doit reposer sur des comparables locaux et l’état réel du bien.

Sources

Conseil supérieur du notariat — marché immobilier, 23 juillet 2026
Notaires de France — note de conjoncture de juillet 2026
Insee — prix des logements anciens au premier trimestre 2026

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