Deux prévisions peuvent décrire le même marché sans annoncer le même nombre de ventes. En juin 2026, la FNAIM envisageait environ 900 000 à 920 000 transactions dans l’ancien sur l’année. Début septembre, SeLoger estimait que le volume pourrait approcher 955 000 sur douze mois à l’entrée de 2027.
L’écart ne prouve pas qu’un organisme se trompe. Période d’observation, définition du volume et hypothèses de taux peuvent différer. Pour un vendeur ou un acheteur, l’enjeu est de comprendre ce que mesure chaque chiffre avant de changer de prix ou de calendrier.
Une prévision annuelle et un cumul sur douze mois ne coïncident pas forcément
Le chiffre FNAIM présenté en juin porte sur un scénario pour l’ensemble de l’année 2026. Celui de SeLoger publié le 2 septembre décrit un volume sur douze mois attendu autour de la fin de 2026 ou du début de 2027. Les deux fenêtres se chevauchent, mais elles ne sont pas strictement identiques.
Les actes authentiques arrivent aussi après les compromis et les offres. Un redémarrage observé pendant l’été peut relever une estimation glissante sans modifier immédiatement le total annuel déjà en partie réalisé. Chaque publication doit donc être lue avec sa date et sa période de référence.
Les modèles n’utilisent pas les mêmes signaux
Une fédération professionnelle peut s’appuyer sur les remontées de ses adhérents, des données de transactions et des hypothèses macroéconomiques. Un portail immobilier observe aussi les annonces, les recherches, les contacts et l’évolution des prix affichés. Ces indicateurs réagissent à des moments différents du parcours d’achat.
Le volume dépend enfin du crédit, du niveau des prix, de l’emploi et de la confiance des ménages. Une légère variation des taux ou de la capacité d’emprunt peut modifier le nombre de dossiers solvables. Une prévision est donc un scénario conditionnel, pas un comptage définitif.
955 000 ventes ne signifie pas une hausse partout
Un volume national agrège des marchés locaux très différents. Une métropole où les prix se stabilisent, une zone rurale avec peu d’offres et une station littorale ne réagissent pas de la même façon. Le retour d’acheteurs peut se concentrer sur les biens correctement évalués, proches des services ou sans travaux urgents.
Les délais de vente et les marges de négociation donnent souvent une information plus utile au propriétaire qu’un total national. Comparez des biens réellement similaires dans votre secteur, leur ancienneté d’annonce et, lorsqu’elles sont disponibles, les mutations enregistrées dans la base DVF.
Ce que le vendeur peut décider aujourd’hui
Ne majorez pas le prix en supposant qu’une reprise nationale absorbera n’importe quel écart. Fixez une fourchette à partir de ventes comparables, puis observez la qualité des contacts pendant les premières semaines. Des visites nombreuses sans offre peuvent signaler un défaut perçu ou un prix trop ambitieux.
Préparez aussi les documents, les diagnostics et les devis avant l’annonce. Dans un marché hésitant, une information incomplète pousse l’acquéreur à ajouter une marge de sécurité. Un dossier clair facilite une décision même lorsque la prévision nationale reste incertaine.
Ce que l’acheteur doit éviter
Attendre uniquement parce qu’un scénario prévoit moins de transactions peut être coûteux si le bien recherché est rare. À l’inverse, la perspective d’un redémarrage ne justifie pas de renoncer aux conditions suspensives ni de dépasser sa capacité de remboursement.
Calculez le coût total du crédit, testez une hausse de charges et chiffrez les travaux. Comparez le DPE, l’état du logement et la copropriété. Le bon moment dépend davantage de votre horizon de détention et de votre budget de sécurité que d’un écart de quelques dizaines de milliers de ventes au niveau national.
Suivre les prochaines données sans confondre signal et certitude
Les estimations seront révisées à mesure que les actes signés et les crédits produits seront connus. Regardez si plusieurs indicateurs convergent : volumes, prix, délais, taux et pouvoir d’achat immobilier. Une seule publication ne suffit pas pour conclure à une reprise durable.
Diagogo n’établit pas les prévisions de marché, mais peut vous aider à rendre le dossier technique disponible lorsque vous décidez de vendre ou d’acheter. Anticiper les diagnostics évite qu’une amélioration passagère de la demande soit perdue dans un calendrier mal préparé.
Conclusion
Les fourchettes de 900 000 à 920 000 et l’estimation proche de 955 000 ne portent pas exactement sur la même fenêtre ni sur les mêmes hypothèses. Elles décrivent une reprise possible, encore sélective et locale. Utilisez-les comme contexte, puis décidez avec les prix comparables, le financement, l’état du bien et les délais observés. Diagogo peut sécuriser à temps la partie diagnostics de votre projet.
FAQ
Les 955 000 ventes sont-elles déjà réalisées ?
Non. Il s’agit d’une estimation sur douze mois attendue autour de la fin de 2026 ou du début de 2027.
Plus de transactions signifie-t-il automatiquement une hausse des prix ?
Non. Les volumes et les prix peuvent évoluer différemment selon les zones et les catégories de biens.
Quel indicateur local regarder avant de fixer un prix ?
Combinez ventes comparables, délais d’annonce, marge de négociation et état réel du logement.
Sources
Le Monde — Sur le marché immobilier, la stagnation se poursuit, 21 septembre 2026
SeLoger — Perspectives du marché immobilier, 2 septembre 2026
SeLoger–Meilleurs Agents — Baromètre de septembre 2026
Service-Public — Demande de valeurs foncières







